Ca c'est ma tronche

Comment ça, on s'en fout de ma tronche ????????

Bon d'accord je vais te parler de ce que j'ai fait par le passé et de ce que j'ai fait pour en arriver à TECHNIMOTO

Déjà tout petit l'endroit que je préférait chez mes parents c'était l'atelier de mon père, ça donnait à peu près ça :

 

Un peu plus tard il y a eut l'incontournable 103 histoire de bien tomber et de bidouiller le 15 del'orto. Puis ma première DT50. Ah là ça commençait à être intéressant. Je l'ai racheté à un pote, elle était en sursit pour la casse. Mais bon, une boite 4, une fourche digne de ce nom, un 19 del'orto sur le cylindre trois transfert d'origine, quelques coups de lime bien placés, la transmission qui va bien et hop voilà la bête. Bilan de l'opération: 16000 tr/mn (si si 16000), 80 Km/h et des freins d'origine à voir sa vie défiler devant ses yeux à chaque entrée de courbe.

 

Dans la foulée, une autre DT50 trouvée aux encombrants (si si aux encombrants). Elle était nickel sauf que le moteur avait serré méchamment. Un petit réalésage bien au delà de la côte d'origine et son piston qui va bien, du mélange dans le réservoir histoire de laisser tomber la pompe à huile qui était le laisser passer pour le cimetière de ces machines. La remise en route à été un vrai bonheur: le cinq transfert d'origine belge et la boite cinq hyper courte sur les premiers rapports donnait une pêche suffisante pour s'aventurer sur des petits parcours de cross.

 

Mais bon, ça lasse les 50 à la longue. Passage du permis et achat du premier gros cube: un XS 650 rincé, usé, rouillé, avec un carton de pièces, mais bon, pour pas cher du tout, ça me faisait un nouveau truc à bricoler! Serrage puis réalésage (Bin ouais elle me bouffait tellement d'huile qu'un aller simple Valenciennes Lille à eut raison du niveau d'huile et des pistons). Une tempête me l'a foutue par terre et m'a plié le guidon. J'en ai remonté un tout petit cintré plat et ça m'a changé la vie : j'ai découvert une autre moto. Quand on te dit que la position de conduite c'est important, eh bin y'a rien de plus vrai. Ce guidon, ses 50 bourrins, sa tenue de route honorable et des freins honnêtes... ah tient j'ai une larme qui coule. C'est que ce petit bicylindre en ligne était bourré de couple en bas: je mettait 20 mètres à mes potes dans les pif paf (la centrale n'était pas trop d'accord avec mon rythme de conduite mais c'est joli les étincelles dans les virages le soir). Bon c'était pas non plus une perfection, le couple se chargeait de m'avaler le pneu arrière et la transmission en moins de 5000 Km, et les vibration m'ont valut d'entretenir d'excellentes relations avec le casseur et la quincaillerie pour les klaxons et toutes la visserie que j'ai semé un peu partout !

 

Bref je l'aimait cette machine, mais la distance trajet travail augmentant, j'ai commencé à calculer le coût d'utilisation qui s'est révélé faramineux par rapport au crédit pour l'achat de ma première moto neuve: un XJ 900 modèle 1990 que j'ai toujours aujourd'hui. C'était un autre monde: une machine faite pour avaler des kilomètres sans tomber en panne ou perdre de pièces en route avec un budget entretien réduit au strict minimum. Tout ça dans un confort convenable, une tenue de route suffisante, mais des freins un peu limités en duo avec armes et bagages sur la route des vacances. Ces caractéristiques en font une bonne compagne pour tous les jours pour qui mange des kilomètres par plaisir plus que par nécessité.

 

Bon c'est bien gentil les motos sans entretien, mais pour un mécano passionné, il faut quelque chose à se mettre sous la dent, un os à ronger, un tas de ferraille à dérouiller, un moulin à faire renaître... C'est là que j'ai acheté mon vieux clou: une 125 ETM TERROT de 1953. Un tas de ferraille, une antiquité, avec des pièces qui manquent, d'autres cassées ou usées. Bref j'avait trouvé mon os à ronger: de quoi occuper les longues soirées d'hiver d'un mécano qui préfère avoir les mains noires qui sentent bon l'essence plutôt que de regarder sacrée soirée à la télé! Quelques 200 heures de travail plus tard pour la restauration et beaucoup plus pour trouver des pièces, voilà la bête. Ce qu'il y a de bien avec elle c'est qu'il y a toujours quelque chose à faire: les pastilles d'embrayage désintégrées, le joint de culasse qui lubrifie allègrement le pantalon, la bobine d'allumage qui brûle !!! Du haut de sa hauteur de selle ridicule (les vieux étaient-ils tous des nains?), ses 80 Kg, 90Km/h dans les descentes son esthétique d'un autre temps, elle est attachante cette petite et celle là je la garderait tant que l'essence sera en vente libre!

 

Revenons un peu sur terre : C'est bien gentil de mettre les mains dedans par plaisir et de faire des étincelles le soir mais faut aussi penser au côté moyen de transport de la moto ! Le confort, la puissance pour l'endurance, le couple tout en bas pour la sécurité des reprises, les freins qui vont bien, la fiabilité et le coût d'entretien. Autant de points qui me semble au moins aussi importants que l'esthétique et qui me font craquer pour la FJR 1300. Un jour j'en aurais une toute neuve et je pourrait mettre l'XJ à la retraite et peut être qu'un jour j'aurais aussi une larme qui coule en y repensant ! Mais bon un joint de culasse qui suinte l'huile, une chaîne de distribution et une rampe de carbus usée (120000 Km), ça aide à regarder ailleurs sans trop de remords. Une seule chose m'avait déplut quand j'avais essayé l'FJR à sa sortie, c'était un retour d'air dans le dos particulièrement désagréable. Espérons qu'il y a moyen de corriger ça par une autre bulle ou des réglages qui vont bien !

Bon, ça c'était mes joujoux je vais parler un petit peu de moi maintenant (bin ouais, elle s'appelle quand même "le portrait du patron" la rubrique)

Donc, je disais, çà c'est ma tronche

D'accord, d'accord je la mettrais plus ARRETE DE RALER.

A bientôt ...

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